Exigez le numéro d’agrément préfectoral inscrit dans le contrat de domiciliation, puis confirmez-le directement auprès de la préfecture du département où se situe le siège du domiciliataire. Cette double étape reste la seule façon fiable de savoir si une adresse de domiciliation est légale. Ne procédez à aucune immatriculation sans avoir obtenu cette preuve écrite : un contrat qui ne mentionne pas ce numéro ne suffit pas à sécuriser votre siège social.
En bref:
- Exigez le numéro d’agrément et le nom de la préfecture dans le contrat, puis confirmez sa validité auprès de l’administration compétente avant toute immatriculation.
- L’absence d’une liste publique ne prouve pas l’absence d’agrément ; demandez directement à la préfecture une copie de l’arrêté et conservez une trace écrite.
- Le domiciliataire doit justifier ses locaux par un titre de propriété ou un bail, des plans, des photos récentes et des pièces sur ses dirigeants.
- Le délai indicatif d’instruction d’une demande d’agrément, de renouvellement ou de modification est de deux mois ; une simple confirmation peut toutefois arriver plus vite.
Table des matières
- Pièces et mentions contractuelles à exiger au domiciliataire
- Où et comment obtenir la confirmation officielle de la préfecture
- Démarches à mener si l’agrément n’apparaît nulle part
- Signaux d’alerte et clauses à éviter dans le contrat
- Comment nous vérifions l’agrément à la source
- Pourquoi cette vérification protège votre entreprise
- Trouver un domiciliataire déjà vérifié grâce à notre annuaire
- Questions fréquentes
- Sources
- Liens officiels et textes de référence à consulter
Pièces et mentions contractuelles à exiger au domiciliataire
Avant de signer quoi que ce soit, demandez à voir le contrat dans son intégralité. Le numéro d’agrément préfectoral doit figurer explicitement dans le contrat, accompagné du nom de la préfecture qui l’a délivré. Un domiciliataire sérieux n’a aucune raison de masquer cette information, elle conditionne votre propre immatriculation au registre du commerce et des sociétés.
La même source précise que la durée d’un contrat de domiciliation est fixée à une durée minimale, et que le numéro d’agrément doit obligatoirement apparaître lors de votre demande d’immatriculation. Sans lui, le greffe peut refuser votre dossier.
Au-delà du numéro, un domiciliataire agréé a dû prouver à la préfecture qu’il dispose de locaux réels. Il doit donc pouvoir produire, sur demande, les mêmes types de pièces que celles exigées lors de sa propre demande d’agrément :
- Un acte de propriété ou un bail commercial portant sur les locaux utilisés.
- Un plan des locaux et des relevés cadastraux récents.
- Des photographies récentes des lieux, à l’intérieur comme à l’extérieur.
- Des attestations d’honorabilité concernant les dirigeants de la société, comme l’exige la préfecture de la Haute-Garonne dans son dossier type.
Le domiciliataire doit également tenir, pour chaque entreprise domiciliée, un dossier individuel reprenant ces justificatifs et les tenant à jour.
Conseil de pro : demandez une copie numérique du contrat avant signature et vérifiez que le numéro d’agrément y figure noir sur blanc, pas seulement sur une plaquette commerciale.

Où et comment obtenir la confirmation officielle de la préfecture
Le contrat donne une première indication, mais seule l’administration peut confirmer qu’un agrément est valide. Voici la démarche à suivre.
- Identifiez la préfecture compétente : celle du département où se trouve le siège social du domiciliataire, ou la préfecture de police si ce siège est situé à Paris.
- Consultez le service dédié de la préfecture de police ou le service équivalent de votre département, qui détaille la procédure et les coordonnées utiles pour une vérification directe.
- Utilisez les téléservices disponibles, comme démarches-simplifiées ou demarche.numerique.gouv.fr, lorsque la préfecture concernée les a mis en place pour le dépôt et le suivi des demandes d’agrément.
- Ouvrez un compte sur Service-Public.fr si vous devez suivre un échange avec l’administration : il permet de conserver les pièces transmises et de recevoir une référence de dossier.
- Si aucune liste publique n’est disponible pour le département concerné, demandez directement une copie de l’arrêté préfectoral d’agrément ou, à défaut, la référence d’enregistrement du dossier.
- Gardez une trace écrite de votre demande, par courriel avec copie à vous-même, pour pouvoir justifier vos démarches en cas de litige ultérieur.
Comptez un délai d’instruction indicatif de deux mois pour les préfectures lorsqu’une demande d’agrément, de renouvellement ou de modification est en cours de traitement. Ce délai concerne la préfecture elle-même, pas nécessairement votre demande de confirmation, qui peut être traitée plus rapidement par un simple contact.
Démarches à mener si l’agrément n’apparaît nulle part
L’absence d’un nom dans une liste publique ne prouve rien en soi : certaines préfectures publient une liste à jour, d’autres non. Dans ce cas, plusieurs réflexes s’imposent avant d’aller plus loin avec un domiciliataire.
- Contactez directement le service compétent de la préfecture par courriel, formulaire ou téléservice, en citant le nom exact du domiciliataire et son adresse.
- Demandez au domiciliataire lui-même une copie de l’arrêté préfectoral qui lui a accordé son agrément, ainsi que les justificatifs des locaux utilisés.
- Refusez de signer ou différez votre immatriculation tant que vous n’avez pas obtenu une preuve claire, écrite et vérifiable auprès de l’administration.
- Conservez systématiquement une trace de vos demandes : elles peuvent servir si l’immatriculation est bloquée ou contestée plus tard.
L’exercice de l’activité de domiciliation sans agrément préfectoral expose à des sanctions pénales, ce qui signifie que votre propre adresse de siège social pourrait être fragilisée si le domiciliataire choisi n’était pas réellement agréé.
Signaux d’alerte et clauses à éviter dans le contrat
Certains détails doivent immédiatement vous mettre en garde avant de vous engager avec un domiciliataire.
- Une formulation vague du type « nous sommes agréés » sans numéro précis ni nom de préfecture.
- L’absence pure et simple d’un contrat écrit, ou un contrat transmis seulement après le paiement.
- Un refus de vous laisser visiter les locaux ou de répondre à vos questions sur leur localisation exacte.
- Des tarifs mal expliqués, ou une même adresse proposée pour un nombre d’entreprises qui semble disproportionné.
- Une clause qui limite votre droit de présenter librement le contrat lors de votre immatriculation au RCS.
Conseil de pro : un domiciliataire qui hésite à transmettre son numéro d’agrément par écrit n’est probablement pas en mesure de le justifier auprès de la préfecture.
Comment nous vérifions l’agrément à la source
Nous construisons chaque fiche de notre annuaire à partir des actes officiels des préfectures, jamais à partir des seules déclarations des sociétés de domiciliation. Concrètement, notre méthode suit toujours la même logique :
- Nous recherchons la référence de l’arrêté préfectoral d’agrément pour chaque domiciliataire recensé.
- Nous recoupons cette référence auprès des services préfectoraux du département concerné.
- Nous mettons à jour les fiches dès qu’un acte officiel plus récent est disponible, qu’il s’agisse d’un renouvellement ou d’une modification.
- Nous indiquons, pour chaque fiche, la source administrative précise sur laquelle repose le statut affiché.
L’administration reste la seule autorité capable de délivrer ou de retirer un agrément : notre rôle se limite à faciliter l’accès aux preuves déjà établies par les préfectures, pas à s’y substituer.
Pourquoi cette vérification protège votre entreprise
Un contrat qui mentionne un vrai numéro d’agrément, vérifié auprès de la préfecture, reste la meilleure protection que vous puissiez obtenir avant de fixer votre siège social chez un tiers. Ce n’est pas une formalité accessoire : un domiciliataire non agréé expose sa propre activité à des sanctions, et vous expose, vous, à une remise en cause de votre immatriculation. Quelques minutes de vérification évitent des mois de complications administratives.
— Aimen
Trouver un domiciliataire déjà vérifié grâce à notre annuaire
Nous avons construit notre annuaire des sociétés de domiciliation agréées pour que vous n’ayez pas à refaire seul tout le travail de vérification auprès des préfectures. Chaque fiche indique le statut d’agrément et sa source administrative précise.

- Recherchez par département pour trouver les domiciliataires déjà contrôlés près de chez vous.
- Consultez notre guide sur l’agrément préfectoral pour comprendre chaque mention avant de signer.
- Si vous représentez une société de domiciliation, vous pouvez réclamer et compléter votre propre fiche sur notre page d’accueil.
Questions fréquentes
Comment vérifier un agrément préfectoral de domiciliation ?
Demandez le numéro d’agrément inscrit dans le contrat, puis contactez la préfecture du département où se trouve le siège du domiciliataire pour confirmer sa validité. Si aucune liste publique n’existe pour ce département, demandez directement une copie de l’arrêté préfectoral correspondant.
Comment savoir si une entreprise de domiciliation est agréée ?
Le seul moyen fiable consiste à vérifier auprès de la préfecture compétente, puisque l’agrément est délivré pour une durée de six ans et doit être renouvelé. Un contrat mentionnant un numéro précis constitue un premier indice, mais seule l’administration confirme sa validité réelle.
Comment vérifier qu’une société de domiciliation est réelle et sérieuse ?
Demandez à visiter les locaux et exigez les pièces justificatives habituelles, comme l’acte de propriété ou le bail, ainsi que des photographies récentes des lieux. L’absence de ces éléments, ou un refus de les fournir, constitue un signal d’alerte fort.
Comment savoir si un entrepreneur ou une société est bien enregistrée ?
Pour l’entrepreneur lui-même, c’est son immatriculation au registre du commerce et des sociétés qui fait foi, et non le statut de son domiciliataire. Ce dernier doit néanmoins avoir fourni son numéro d’agrément au moment du dépôt du dossier, sans quoi l’immatriculation peut être refusée.
Sources
- Vias : Guide des démarches : Professionnels – Société de domiciliation d’entreprise
- Domiciliataires d’entreprises – Seine‑Saint‑Denis – Les services de l’État
- Domiciliation commerciale d’entreprises – Préfecture de Police
- Entreprises domiciliataires (agrément) – Haute‑Garonne
Liens officiels et textes de référence à consulter
Pour vérifier une situation précise, ces ressources administratives restent les références à consulter en priorité.
- Les pages métiers des préfectures départementales dédiées aux domiciliataires d’entreprises.
- La procédure spécifique de la préfecture de police pour Paris.
- Le guide Vias sur la société de domiciliation d’entreprise, qui détaille les obligations contractuelles.
- Les textes du code de commerce relatifs à la domiciliation disponibles sur Legifrance.
- L’espace personnel Service-Public pour suivre vos démarches auprès de l’administration.